Compagnie Sebastien Azzopardi

AU-THEATRE : Les Caprices de Marianne



AU-THEATRE : Les Caprices de Marianne

AU-THEATRE : Les Caprices de Marianne
LES CAPRICES DE MARIANNE ***

Une pièce d’Alfred de Musset
Mise en scène de Sébastien Azzopardi
Avec Christophe de Mareuil, Elisa Sergent, Grégoire Bourbier, Frédéric Imberty, Richard Delestre, Cindy Rodrigues

THEATRE LUCERNAIRE
53, RUE NOTRE DAME DES CHAMPS
75006 PARIS

Genre : Classique
Le sujet : Naples. Deux hommes et une femme dans le tourbillon de la fête, de l’amitié et de la passion. Une sérénade, une trahison, un poignard : un caprice italien.

LES AVIS :
Bonne soirée
Capricieuse, Marianne ? Au XIXe siècle d’Alfred de Musset, peut-être, mais au XXIe ? Comment lui reprocher de se mettre en colère, lorsque ce macho d’Octave la traite de rose sans épine et sans parfum ; comment ne pas se sentir de tout cœur avec elle lorsqu’elle change d’avis sur la fidélité conjugale, parce que son mari se montre absolument odieux ? Sa belle tirade sur la condition féminine n’a pas pris une ride : mesdames, que vous soyez trop fidèles ou pas assez, il y aura toujours une bonne raison de vous critiquer !
Un beau texte classique ; de bons acteurs, qui se donnent sans compter, tout en préservant une diction de qualité, et qui savent aussi nous mettre dans l’ambiance napolitaine avec des intermèdes chantés ; un metteur en scène réputé, Sébastien Azzopardi : que souhaiter de plus pour une bonne soirée ?
(Isabelle, Paris - février 2009)

Un classique rajeuni et bien fait
La belle et distante Marianne est mariée à Claudio, magistrat Napolitain très en vue. Coelio, jeune homme romantique et lunaire, se morfond d'amour pour elle. Il demande à Octave, son meilleur ami, libertin impétueux, d'aller plaider sa cause à Marianne. Mais c'est un jeu dangereux à bien des égards...
Tiens, mais ça rappelle quelque chose, non ? La verve d'Octave n'a pas grand-chose à envier à celle de Cyrano, et surtout, Marianne est un personnage infiniment plus intéressant que Roxanne. Musset oppose l'amour pur et romantique de Coelio à l'amour séducteur et libertin d'Octave - Musset devait bien être un peu des deux - et surtout, dénonce avec ferveur l'amour opprimé et forcément illégitime de la femme. La scène centrale entre Octave et Marianne vaut à elle seule d'aller voir la pièce.
La puissance du texte est libérée par de très bons acteurs (mention spéciale à Richard Delestre, en Tibia légèrement caustique) et une mise en scène inventive, avec des costumes parfaits et un jeu de transparence efficace, donnant au rêve et au fantasme leur place dans cette histoire. En revanche, les interludes chantés donnent certes de l'air au texte, mais laissent un peu perplexes.
Une pièce essentielle, donc, à voir pour les amateurs d'un théâtre classique rajeuni et bien fait, ou pour les curieux de l'esprit de l'amour.
(Marie-Hélène, Paris - février 2009)

En synthèse :
Un bon moment.

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