|
Newsletter Spectacles
Curiosités ...
10 live
acteur
actrice
adaptation
affiche
agent
allen
amuse
ardisson
arel
arkadia
article
artistik rezo
asterix
au-theatre
aumont
auteur
avatar
avignon
azzopardi
barbier
bargeme
beaumarchais
beche
bonnarme
boris
bouchede
bouffes
bourbier
bouvier
bouygue
brière
cafe
canal+
canard
cancelier
cap 24
capitaine
caprices
caron
casile
casimir
cassignard
castaing
castro
ceremonie
chat
christie
cinema
cinéma
classique
classiques
comedie
comedien
compil
compositeur
comédie
comédie-française
comédien
comédienne
contre-attaquent
costes
costumière
coups
courneuve
cours
cramti
creignou
cremades
critiques
culturecie
cérémonie
danede
danino
de bona
de mareuil
delestre
delight
depeche du midi
desmedt
devinez
devinez qui
devolder
diffusion
dimanche
dj
duigan
dumas
décorateur
déjagrand
déjà
dîner
echos
emssion
enchaîné
english
epopee
equidia
etudiant
even
eventail
express
faurot
femina
festival
feydeau
figaro
figaroscope
firefox
florimont
florimont mission
fnac
fontanel
france
france2
froggy
gabin
gala
gare
gasc
gauche
gerard
giraud
godement
grand
gueho
guerrier
guilbaud
guilliet
guitry
harle
harte
holybuzz
horizon
hôtels
idiotheque
ilyfunet
imberty
interview
jansen
japonais
jaune
jazz
journal
kapps
king
koka
kokamedia
konate
konaté
la fontaine
lacombe
lagardere
lartigau
laudenbach
le cam
leburgue
lefoul
lenoir
leveque
leyendecker
libre
loiret
lucernaire
maaratie
madame
magazine
maine
mareuil
marhic
marianne
marionnettiste
marivaux
maurel
megacomik
mercoeur
meyniac
mezzo
michel
minutes
mission
molieres
molieres 2007
molieres 2010
molières
molières 2004
monde
moreau
most
mouton
murat
musique
musset
myspace
net
newstatesman
nomination
nouvel
nuit
observateur
or
ouest
ovni
pain de la bourse
palace costes
palais royal
palmade
paris
paris premiere
pariscope
parisien
parisiens
pastre
pelletier
photographe
piece
pistorio
pièce
point
politique
polytechnique
premiere
prost
puzzle
qatar
rabelais
rappels
reg'arts
reportage
republique
restaurant
rire
rive
rodrigues
rouge
roux
ruquier
rêve
sabin
sand
santon
sartaky
savoisien
scene
seniorjadore
sensitif
ser
sergent
serie
sire
soliveres
sonneville
sortir
starter plus
séville
taglioni
tarrin
tatouvu
technicien
telematin
telerama
temple
terzieff
tex avery
theatral
theatre
theatre14
theatreonline
theatrotheque
théâtral
théâtre
théâtre14
tour
tour du monde
tournée
toux
tristan bernard
trois
télérama
uderzo
uzan
vadim
vadimmusic
verne
vernes
viaud
victor
villard
vioo
virgin
visioscene
visioscène
voltaire
warner
webthea
wilde
windermere
éclairagiste
étudiant
éventail
|
CRITIKATOR : Mission florimont
Mission Florimont
Une pièce de Sacha Danino et Sébastien Azzopardi - Mise en scène par Sébastien Azzopardi - Avec Sébastien Castro, Julie Victor, Guillaume Bouchède, Erwan Creignou, Olivier Solivères - Décor et costumes d’Olivier Prost L’histoire : 1534. Le roi de France, François 1er, est acculé de toutes parts. Son ultime espoir : Florimont de La Courneuve, le meilleur de ses agents secrets… enfin de ceux qui lui restent… enfin, le seul qui lui reste. Objectif : Constantinople. Pour y obtenir l’alliance de Soliman le Magnifique. Ses adversaires : des mercenaires plus terrifiants que des compagnies d’assurances, des traîtres espagnols, à la solde de Charles-Quint, qui sentent les tapas à plein nez et même une femme au bonnet M. Florimont parviendra-t-il à éviter tous ces dangers ? Réussira-t-il sa mission ? Sommes-nous toujours obligés de poser ce genre de questions dans un pitch ? Pour toute autre demande, ne quittez pas, un opérateur va vous répondre…
Mon avis : Dès la fin de la pièce c’est une formidable salve d’applaudissements et de cris de satisfaction qui est venue cueillir de plein fouet les cinq comédiens, un vibrant témoignage de plaisir qui allait entraîner une demi-douzaine de rappels. Un véritable plébiscite, manière enthousiaste de remercier ces cinq énergumènes réjouissants qui venaient de nous faire partager un grand moment de délire. Mission accomplie, Florimont. Florimonty Python ? Il y a de ça dans ce cocktail très réussi de non sens, de burlesque, de folie, d’irrévérence, de satire.
Le ton est immédiatement donné par une troubadourette qui nous brosse avec finesse et humour (et une très jolie voix), le tableau de la situation. Quand elle s’efface apparaît le roi de France François 1er en train de poser pour un peintre italien et pour la postérité. La quiétude de cette scène est bientôt brisée par l’arrivée d’un conseiller porteur d’une sinistre nouvelle. La situation du royaume est grave. Charles-Quint, quasiment maître de l’Occident, est sur le point de mettre la France sous sa coupe. Une seule manœuvre peut encore sauver le royaume : établir une alliance avec Soliman le Magnifique, empereur d’Orient. Mais pour cela, il faut parvenir à se rendre à Constantinople, sa capitale. Or, tous les agents secrets qui s’y sont risqués y ont laissé leur vie après avoir subi d’atroces mutilations. L’ultime espoir s’appelle Florimont de La Courneuve. Et pourtant ce n’est pas une flèche, il n’est guère vaillant, plutôt couard. Ce n’est pas un chevalier de la Table Ronde. Bref, c’est l’anti-héros par excellence. Et nous voici parti pour pratiquement deux heures d’une fantaisie héroï-comique totalement débridée et désarçonnante (malgré la présence sur scène d’un cheval – blanc de surcroît)… En fonction des situations et des péripéties du périlleux voyage de Florimont, trois des comédiens interprètent une multitude personnages tous plus hauts en couleurs les uns que les autres. La mise en scène est ingénieuse, vive, sans aucun temps mort. On rit sans arrêt. Les gags se succèdent, truffés de savoureux anachronismes et de clins d’œil à l’actualité. C’est du grand n’importe quoi mais parfaitement assumé et parfaitement maîtrisé. C’est truculent à souhait, gaillard sans jamais être vulgaire, délicieusement impertinent et irrévérencieux, gentiment anticlérical… Cet avatar moyenâgeux est servi par un quintette de doux dingues qui ne reculent devant aucune facétie. Pour eux, le ridicule est un apostolat. Ils y vont à fond et ils ne sont jamais grotesques. Ils sont réellement tous épatants. Il est impossible d’énumérer les trouvailles qui fourmillent dans cette pièce absolument désopilante. Et, en plus, ils portent de fort jolis costumes ! Ce qui ajoute encore au décalage, voire à l’exotisme. Sans compter quelques effets spéciaux dignes d’une superproduction. Mission Florimont possède tous les ingrédients – et même au-delà – d’un succès théâtral. Si, d’aventure, la canicule sévissait, cette pièce s’avère des plus rafraîchissantes. Au cas où l’été, au contraire, serait pourri, c’est le meilleur antidote à la morosité. Une revigorante transfusion de bonne humeur. Nul doute que le bouche à oreille, inévitablement élogieux, va faire de ce conte burlesque un événement incontournable de cet été et de la rentrée prochaine. À recommander pour tout public. Et quelle leçon d’histoire. Cette pièce a le mérite de mettre en lumière un de nos héros les plus méconnus. Messire Florimont mériterait un chapitre (dans chapitre, il y a le mot « pitre ») dans tous les manuels. Jeanne d’Arc est une pucelle à côté de cet intrépide sauveur de la France enfin réhabilité… Publié par Critikator - jeudi 2 juillet 2009 Théâtre Tristan Bernard : 64, rue du Rocher 75008 Paris - 01 45 22 08 40 - M°Villiers /Saint-Lazare Lu 345 fois
Nouveau commentaire :
Dans la même rubrique :
|
En Scène
Websites :
|
|
COMPAGNIE SEBASTIEN AZZOPARDI (association loi 1901)
SIRET : 45077022700012 - APE : 9001Z - LICENCE : 2-1033180 |
||
